Confession de foi UEEF

 

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L'EPEV-C fait parti de l'Union des Eglises Evangéliques des Frères. 

Fondements du Christianisme évangélique— « nous croyons »

Introduction : Nous considérons la Bible comme le fondement nécessaire et suffisant denos croyances et de nos pratiques. Cette confession de foi ne prétend donc à aucune autorité particulière distincte de l’Écriture Sainte qui, elle, demeure l’unique et ultime référence. Elle indique les motifs et l’orientation de notre prédication et de notre enseignement.


Article 1 - La Bible : La Bible est la Parole de Dieu. Elle est composée des soixante-six
livres que forment l’Ancien et le Nouveau Testament. Dans sa forme originale, toute la Bible est mot à mot inspirée de Dieu, donc infaillible et sans erreur (2 Timothée 3.16 ; 2 Pierre 1.21). Dieu a su donner à l’Église primitive le discernement surnaturel dont elle avait besoin pour reconnaître les écrits apostoliques et écarter tous les autres. Aujourd’hui, le Canon des Écritures est achevé, la foi ayant été révélée une fois pour toutes (Jude 3). La Bible déclare qu’on ne peut rien y ajouter ni retrancher (Apocalypse 22.18-19).


Article 2 - Dieu : Nous affirmons qu’il n’existe qu’un seul Dieu (1 Corinthiens 8.4, 6), créateur de toutes choses (Genèse 1.1 ; Psaume 146.6), d’une seule et unique essence (Genèse 1.3 ; Exode 3.14) spirituelle (Jean 4.24 ; 2 Cor. 3.17), éternelle (Romains 1.20), invisible (1 Timothée 1.17), immuable (Malachie 3.6 ; Nombre 23.19), au-delà de toute représentation (Romains 11.33 ; Actes 7.48; 17.23), toute puissante (Jérémie 10.7, 10 ; Luc 1.37), toute sagesse (Romains 16.27), toute bonté (Matthieu 19.17), toute justice (Jérémie 12.1; Psaumes 119.137), et toute miséricorde (Exode 34.6-7), existant de toute éternité en trois personnes : le Père, le Fils et le Saint-Esprit (Luc 3.22 ; Matthieu 28.19 ; 2 Corinthiens 13.13).

Le Seigneur Jésus-Christ est Dieu lui-même, existant depuis toute éternité (Jean 1.1-3). Tout a été créé par lui et pour lui (Romains 11.36, Colossiens 1.16). Son incarnation s’est faite dans le sein d’une vierge (Jean 1.14 ; Matthieu 1.18-23) ; Il a connu une vie sans péché (Hébreux 4.15) ; Il est mort pour expier le péché (2 Corinthiens 5.21) ; Il est ressuscité corporellement (Luc 24.36-43) ; Il est monté au ciel (Actes 1.9) ; Il exerce un ministère toujours actuel en faveur des saints (Hébreux 4.14-16) ; Il va revenir (Actes 1.11).

Le Saint-Esprit est une personne (Jean 16.7-15) ; Il est Dieu (Actes 5.3-4) ; Il oeuvre dans chaque croyant. Le baptême dans l’Esprit se fait à l’instant de la régénération, et intègre le croyant dans le corps de Christ (1 Corinthiens 12.13 ; Tite 3.5). Le Saint-Esprit fait sa demeure dans le croyant (Romains 8.9), se met pleinement à sa disposition pour le remplir (Éphésiens 5.18) et pour lui donner la puissance de servir Dieu (Éphésiens 3.16 ; Actes 1.8) et de mener une vie sainte et fructueuse (Galates 5.22-23).


Article 3 - L’Homme : L’homme est l’objet d’une création directe et complète à l’image de Dieu (Genèse 1.26-28). À l’instigation du diable, l’Homme a désobéi consciemment à Dieu (Romains 5.19 ; 2 Corinthiens 11.3), perdant ainsi son état initial. Par cet acte de désobéissance, l’homme a été séparé de Dieu et privé de sa communion. Par cette rupture, il a entraîné toute l’humanité dans la corruption du péché, occasionnant ainsi sa propre mort spirituelle (Genèse 3.1-24 ; Romains 5.12). L’homme doit donc renaître spirituellement (nouvelle naissance) pour être sauvé (Jean 3.3-5).


Article 4 - Le Salut : Par sa grâce seule, Dieu offre gratuitement un salut total et éternel (Hébreux 9.12 ; 10.14) à quiconque se repent (Actes 3.19 ; 17.30 ; 20.21) et place sa foi dans le Seigneur Jésus-Christ et dans l’oeuvre qu’il a accomplie (Éphésiens 2.8-9 ; Tite 3.5-7 ; 1 Pierre 1.18-19). Le salut opère instantanément un changement identitaire irréversible de la personne (Romains 10.9-10 ; 2 Corinthiens 5.16-17 ; Éphésiens 2.10) transformant la vie intérieure du croyant et produisant, à terme, des fruits visibles dans sa vie terrestre (Éphésiens 2.8-10 ; Philippiens 2.12-16 ; 1 Thessaloniciens 1.9-10 ; Tite 3.8 ; Jacques 2.17).


Article 5 - L’Eglise : Il existe une seule et véritable Église, qui est le corps et l’épouse du Christ (Éphésiens 1.22-23 ; 5.25-32). Elle est formée de toutes les personnes nées de nouveau, depuis la venue de l’Esprit Saint à la Pentecôte, jusqu’au retour de Jésus-Christ (Actes 2.39 ; 1 Thessaloniciens 4.16-17). L’expression concrète de ce corps (l’Église universelle) se manifeste au travers de communautés locales (Apocalypse 2 à 3). Les églises locales, conduites par leurs responsables, sont formées de membres qui se rassemblent en vue de l’adoration, de l’édification et de la proclamation de l’Évangile au monde entier (Ephésiens 4.11-16). Chaque église locale est autonome, mais coopère avec d’autres assemblées qui partagent l’essentiel de ses convictions (Actes 15.1-16.5).


Article 6 - La Vie Chrétienne : La vie chrétienne doit être une vie vertueuse consacrée à Dieu, pleine d’oeuvres bonnes (Tite 3.14), séparée d’avec les voies mauvaises du monde (Romains 12.1-2). Cette vie se manifeste entre autres par le développement progressif du fruit de l’Esprit (Galates 5.22-23), la foi en Dieu et en ses promesses (Hébreux 11.6), la prière régulière et confiante (Ephésiens 6.18, Philippiens 4.6), le maintien du caractère sacré du foyer (Éphésiens 5.22-6.4 ; Hébreux 13.4), l’intégrité (Jacques 5.12), le règlement des différends entre chrétiens selon la Parole de Dieu (1 Corinthiens 6.1-8), le refus des conflits charnels (Romains 12.17-21), un comportement favorisant la diffusion de la bonne nouvelle du salut (1 Pierre 3.15 ; 2 Corinthiens 2.14), une attitude envers tous les hommes conforme à celle du Christ (Philippiens 2.1-5).


Article 7 – Les anges : Dieu a créé une multitude d’êtres spirituels que l’on appelle « les anges » (Daniel 7.10 ; Hébreux 12.22). Ils sont au service de Dieu et oeuvrent aussi bien dans les sphères célestes que sur la Terre (Hébreux 1.14 ; Éphésiens 1.21 ; 3.10). Par sa désobéissance, un ange déchu, Satan, est devenu l’adversaire de Dieu, entraînant avec lui un cortège de démons (Apocalypse 12.1-10 ; Éphésiens 6.12). Ils seront jugés (Jean 12.31), et finalement condamnés (Apocalypse 20.10).

Article 8 - L’Au-Delà : Les morts sont conscients dans l’au-delà (Philippiens 1.21-23 ; Luc 16.19-31) et leurs corps seront ressuscités (Jean 5.28-29). Les croyants se verront accorder la vie éternelle (Jean 3.16) ; ils seront jugés et récompensés en fonction de leurs oeuvres (Romains 14.10-12 ; 2 Corinthiens 5.10). Les incrédules seront condamnés et subiront les peines éternelles (Matthieu 25.46 ; Apocalypse 20.15).

Article 9 - Le Retour de Jésus-Christ : Le Christ reviendra soudainement, en personne, pour prendre son Eglise (Jean 14.3 ; Actes 1.10-11 ; 1 Thessaloniciens 1.10 ; 4.16-17, 5.9). Jésus reviendra ensuite sur la terre pour établir, avec ses rachetés, son règne terrestre (Apocalypse 19.11-20.6) avant de créer de nouveaux cieux et une nouvelle terre (2 Pierre 3.13 ; Apocalypse 21.9-22.21).

Convictions de l’UEEF— « nous enseignons & pratiquons »

Positions pédagogiques pertinentes à notre histoire, à nos pratiques, et / ou aux défis contemporains de nos églises.


Article 1 – Gestes symboliques :
Nous enseignons que la Bible prescrit la pratique de plusieurs gestes symboliques. Un geste représente ou enseigne matériellement une réalité spirituelle. Il ne confère pas de grâce particulière, mais il l’illustre concrètement. Sous le régime de la Nouvelle Alliance, la Bible instaure :


1. Le baptême (immersion) des nouveaux convertis (Matthieu 28.19 ; Actes 2.38) ; il illustre l’attachement au Dieu trinitaire, la purification des péchés, la nouvelle naissance grâce à Christ, l’incorporation dans Son Eglise et le baptême du Saint-Esprit (Romains 6.3-4 ; 1 Corinthiens 1.10-18 ; 12.12-13 ; Tite 3.5)
2. Le repas – la ‘cène’ ou agape (1 Corinthiens 11.20-33; Jude 12) ; il illustre la communion fraternelle et l’espérance de la communion future avec les noces de l’agneau.
3. Le pain et la coupe – ‘eucharistie’ qui désigne la coupe et le pain pour lesquels Jésus a ‘rendu grâce’ (Matthieu 26.26-30 ; Actes 2.46 ; 20.7 ; 1 Corinthiens 11.23-33) ; ils illustrent le corps et le sang du Christ, sources de notre salut.
4. Le lavement des pieds (Jean 13.1-18 ; 1 Timothée 5.10) ; il illustre le pardon quotidien et réciproque, l’humilité nécessaire dans notre marche.
5. L’onction d’huile des malades (Jacques 5.14-15) ; il illustre l’action guérissante du Seigneur.
6. L’imposition des mains (Hébreux 6.2) pour la consécration au ministère (1 Timothée 4.14 ; 5.22 ; 2 Timothée 1.6) ; elle illustre l’identification (entre envoyeur et envoyé) et la compassion.


Article 2 – Dons spirituels extraordinaires :
Nous pensons que Dieu peut et fait toujours des miracles aujourd’hui, mais que cela engage généralement la prière de la foi (Matthieu 21.22 ; Jacques 5.15 ; Jean 14:12-14 ; 1 Jean 5.14-15). Cependant, pour confirmer de manière incontestable l’identité des véritables Apôtres de Jésus-Christ, Dieu leur a donné des dons spirituels miraculeux (Actes 5.12 ; 2 Corinthiens 12.12) qu’ils ont octroyés à d’autres par l’imposition de leurs mains (Actes 6.5-8), ceci en raison de leur rôle de fondateurs de l’église (Ephésiens 2.20) et de porte-parole de la révélation divine infaillible (Jean 16.12-15 ; Éphésiens 3.3-5). Aujourd’hui, la puissance divine est toujours à l’oeuvre dans l’église, mais l’authentification de cette puissance se manifeste davantage par le fruit de l’Esprit que par des pratiques d’oeuvres spectaculaires (Hébreux 2.3-4 ; Galates 5.22 ; 2 Thessaloniciens 2.9 ; Matthieu 7.21-23).


Article 3 – ministères pastoraux
Nous enseignons que le ministère d’ancien est uniquement réservé aux hommes spirituellement qualifiés. Ces hommes doivent exercer les fonctions d’enseignant officiel de l’église locale et de chef spirituel du peuple de Dieu dans une localité (1 Timothée 2.9-3.7 ; Tite 1.5-9).


Article 4 – Éthique – sur « le mariage pour tous »
La Bible enseigne que Dieu a créé l’être humain à son image, et qu’il l’a constitué « mâle et femelle » (Ge 1.27, l’étymologie renvoie à « pointu et perforée »). Cette distinction fondamentale prépare l’union du couple, instituée par ce principe général : « l’homme quittera son père et sa mère et s’attachera à sa femme, et ils deviendront une seule chair » (Ge 2.24). Nous observons que l’homme quitte un père et une mère, pour rejoindre un être sexuellement différent afin de former une nouvelle famille. C’est à ce verset que Jésus fera allusion comme caractère fondamental du couple « que Dieu a uni » (Mt 19.4-5). La Bible présente le rapport homosexuel comme un péché sans pour autant le stigmatiser comme plus grave qu’un autre (Ro 1.26-27, comparé à 1.24s, 1.28s ; cf. Ex 20.14, 17, Lé 18.22 ; 20.13 ; 1 Co 5.1-5 ; 1 Tm 1.10 Jd 1.7 et 1 Co 1.6.10 – à lire dans leur contexte élargi ; comp. Gen 19 à Ez 16.49)

Nous rejetons l’interprétation qui réduit la portée de ces textes à l’immoralité pluripartenaires de l’antiquité (sous-entendant que la Bible ne parle jamais de l’homosexualité monogame et fidèle). Nous rejetons la compréhension que l’amour entre David et Jonathan (1 S 18.1s) soit de nature homosexuelle. Nous rejetons l’interprétation qui inverse l’expression « contre nature » (Rm 1.26) en « contre sa nature » : les textes antiques séculiers confirment qu’il s’agit d’une expression descriptive de la pratique homosexuelle, faisant écho, dans l’Écriture, à l’état naturel de l’ordre créationnel. Nous rejetons les interprétations qui tentent de réduire le sens des termes recensés en 1 Co 6.9-10 : « dépravé » (malakos, mou, soyeux) à la pédophilie ou à la position passive indigne du citoyen romain, ou « homosexuel » (arsenokoites, un mot composé, mâle + lit) à l’exploitation d’esclaves sexuels ou le recours à la prostitution sacrée.

Nos églises accueilleront avec joie au culte tout homme et toute femme, indépendamment de sa pratique sexuelle initiale. Elles appeleront chacun à croire que la pensée divine est meilleure que les sentiments du corps et de l’âme, et à se confier dans la puissance de Dieu pour pardonner et renouveler celui ou celle qui se tourne vers lui (cf. 1 Cor 6.9-11, Tit 2.11- 14, Col 2.14).

Conformément à leurs convictions, nos églises ne célèbreront pas d’unions homosexuelles.